Genou · Articulation
Arthrose du genou : que faire pour marcher et monter les escaliers ?
Comprendre la gonarthrose, la place de la radio et les moyens de préserver la fonction.
Le diagnostic donne un nom au problème. Le rôle de la structure, ses interactions et les capacités mesurées guident la suite.
D’abord, agir
Que faire pour aller mieux ?
- Choisir une activité régulière et supportable, puis renforcer progressivement la jambe et entretenir l’endurance générale.
- Si nécessaire, discuter la gestion du poids et des moyens antalgiques avec un professionnel de santé ; suivre surtout la marche, les escaliers et les activités importantes pour vous.
- Consulter si le genou devient rouge, très chaud, fébrile, brusquement bloqué ou si l’appui devient impossible.
Soulager la douleur, retrouver des capacités, voir évoluer les tissus et reprendre ses activités sont quatre objectifs liés, mais distincts. Leur rythme varie selon la personne.
01 / Le point de départ
Que désigne ce terme ?
La gonarthrose est une maladie articulaire impliquant cartilage, os sous-chondral et autres tissus du genou. Elle peut donner douleur, raideur et limitation, mais l’importance des changements radiologiques ne correspond pas toujours à l’intensité des symptômes. Le diagnostic est généralement clinique dans les situations typiques.
Ce que le diagnostic laisse à comprendreQue limite réellement l’atteinte articulaire : amplitude, force du quadriceps, endurance ou contrôle de la charge ? Comment hanche et cheville participent-elles à la tâche ?
02 / Le cœur du raisonnement
Quelle fonction remplit cette structure avec le reste du corps ?
Le genou transmet la charge entre hanche et pied, fléchit pour absorber le mouvement puis s’étend pour se relever ou monter une marche. Le quadriceps et les muscles de la hanche contrôlent ces tâches.
Monter un escalier combine mobilité du pied et de la cheville, poussée du genou et extension de hanche. Examiner la contribution de chaque région aide à trouver une stratégie et un entraînement adaptés.
De l’anatomie à la question utile
- La structure
Cartilage, os sous-chondral, ménisques et synoviale appartiennent à la même articulation entre cuisse et jambe.
- Son rôle dans le geste
Le genou fléchit pour accepter la charge puis s’étend grâce au quadriceps pour se relever ou monter une marche ; hanche et cheville contribuent à ces tâches.
- Ce que l’examen vérifie
Amplitude, force du quadriceps, lever de chaise et marche indiquent quelles capacités travailler et si elles progressent, même quand la radiographie reste identique.
Capacité à comprendre et à mesurerFléchir pour absorber la charge puis étendre le genou pour se relever, avec un quadriceps capable de répéter l’effort ; lever de chaise, montée de marche et marche en donnent des repères.
03 / Donner son sens au constat structurel
Que peut apporter l’imagerie, et que reste-t-il à vérifier ?
Une radiographie peut montrer de l’arthrose chez une personne sans douleur, et des douleurs peuvent exister sans arthrose radiographique avancée. La radio sert surtout si le diagnostic est incertain ou pour préparer une décision chirurgicale ; elle ne fixe pas seule le niveau d’activité possible.
04 / Trois questions distinctes
Origine, conséquences et leviers : que faut-il distinguer ?
Origine ou évolution possible
Force, activité antérieure, poids, antécédents de blessure, sommeil et comorbidités peuvent influencer douleur et capacités. Aucun écart de mouvement isolé ne doit être présenté comme la cause certaine de l’arthrose.
Conséquences actuelles
Raideur, épanchement éventuel, faiblesse et endurance réduite peuvent coexister à des degrés différents ; la radiographie ne les mesure pas.
Leviers de récupération
Adapter l’exercice de force et d’endurance à ces mesures, puis suivre la répétition du lever, des marches et la distance de marche ; discuter d’autres soins selon la gêne persistante.
Une difficulté observée aujourd’hui peut être une conséquence ou un facteur modifiable. Elle ne prouve pas, à elle seule, l’origine de l’atteinte.
05 / Observer pour décider
Ce qui sera observé et noté pour orienter la suite
Selon votre situation, l’examen confronte les signes à la mobilité, à la force, à la sensibilité, à l’endurance, à la coordination ou à la tolérance à l’effort. Chaque mesure doit aider à distinguer une hypothèse, choisir une action ou suivre son effet.
- Mesurer lever de chaise et montée d’escaliers pour identifier les tâches prioritaires.
- Évaluer force du quadriceps et de la hanche, endurance à la marche et amplitude du genou pour construire l’exercice.
- Observer cheville, genou et hanche dans une tâche réelle afin de choisir une progression de charge et suivre les gains.
L’évaluation fonctionnelle fait partie de la démarche clinique. Warren peut préciser ces observations, adapter le mouvement et, si indiqué, proposer un travail manuel pour un soulagement éventuel. Cela ne répare pas une structure et s’inscrit avec le diagnostic médical et la rééducation nécessaires.
Un genou très chaud et rouge avec fièvre, un traumatisme ou une impossibilité nouvelle d’appui nécessitent une évaluation médicale rapide.
Voir la trame commune de l’évaluation ↗06 / Agir et réévaluer
Quels soins répondent aux résultats de l’examen ?
- NICE recommande l’exercice thérapeutique adapté pour tous les adultes atteints d’arthrose et, si pertinent, une aide à la gestion du poids. Une douleur passagère au début de l’exercice ne signifie pas forcément une aggravation articulaire.
- Antalgiques ou anti-inflammatoires peuvent aider à court terme en tenant compte des risques ; une infiltration corticoïde peut être discutée pour un soulagement temporaire dans certains cas.
- Une prothèse se discute quand douleur, raideur ou fonction altèrent fortement la qualité de vie et que les soins non chirurgicaux ne suffisent pas ou ne conviennent pas. La seule gravité radiologique ne décide pas.
La suite se juge sur la capacité mesurée, les activités qui comptent pour vous et les signes qui demandent une autre orientation. La même fonction est réévaluée pour ajuster les soins.
Pour poursuivre
Continuez selon la question qui reste ouverte : comprendre la structure, partir du symptôme ou comparer une autre situation.