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La douleur de genou est l’un des motifs de consultation les plus fréquents, notamment chez les sportifs. Course à pied, musculation, football, sport de combat ou simple montée d’escaliers : le genou est constamment sollicité. On évoque souvent une tendinite rotulienne, un syndrome rotulien, un problème de ménisque ou encore une inflammation locale. Pourtant, dans la majorité des cas, le genou n’est pas l’origine réelle du problème.

Le genou est une articulation intermédiaire. Il subit les contraintes générées au-dessus et en dessous de lui. Il ne décide pas de son axe, il le suit. Et cet axe est déterminé par l’organisation musculaire qui l’entoure.

Le rôle central de l’équilibre musculaire

Une articulation ne fonctionne jamais seule. Elle est orientée par les muscles qui la traversent et par ceux qui influencent sa position à distance. Le bon fonctionnement du genou repose sur un équilibre précis entre muscles agonistes et antagonistes. L’un produit le mouvement, l’autre le contrôle et le freine. Lorsque cet équilibre est rompu, un muscle devient dominant, son opposant devient insuffisamment recruté, et l’axe articulaire se modifie.

Ce phénomène n’est pas passif. Il s’agit d’un schéma moteur actif, répété, intégré par le système nerveux. À force de répétition, cette dominance musculaire devient la norme. Le genou s’adapte alors à cette organisation, même si elle n’est pas optimale.

Quadriceps dominant et surcharge rotulienne

Un exemple fréquent en consultation est la dominance excessive du quadriceps associée à une inhibition relative des ischio-jambiers. Dans ce contexte, la traction antérieure sur le tibia augmente, les contraintes fémoro-patellaires se majorent et le tendon rotulien est sur-sollicité. On parle alors de tendinite rotulienne ou de douleur antérieure du genou.

En réalité, le tendon n’est pas fragile. Il subit simplement une mauvaise répartition des tensions. Tant que l’équilibre musculaire n’est pas restauré, la surcharge persiste et la douleur revient.

Influence de la hanche sur la douleur de genou

La hanche joue un rôle majeur dans la stabilité du genou. Lorsque les muscles fessiers sont insuffisamment actifs et que les adducteurs ou les rotateurs internes dominent, le fémur part en rotation interne. Le genou se retrouve alors en valgus dynamique, notamment à la course ou au squat. Les structures internes du genou encaissent une contrainte qu’elles ne sont pas censées supporter en permanence.

Dans ce cas, la douleur de genou est la conséquence d’un défaut de contrôle proximal. Corriger uniquement le genou sans rééquilibrer la hanche revient à traiter le symptôme sans modifier la cause.

Cheville, pied et répercussions sur le genou

La mobilité et le contrôle actif de la cheville influencent directement la mécanique du genou. Une perte de mobilité en dorsiflexion ou une instabilité du pied modifient la progression du tibia et orientent différemment la jambe lors de l’appui. Une ancienne entorse mal récupérée peut suffire à installer un schéma compensatoire durable.

À la course, chaque appui génère une charge importante sur le genou. Si la cheville ou le pied ne remplissent pas correctement leur rôle, le genou absorbe l’excès de contrainte. Sur plusieurs milliers de répétitions, la surcharge devient douloureuse.

Douleur de genou à la course et au squat

À la course, le schéma moteur est préparé avant même le contact au sol. Une pré-activation excessive du quadriceps, un retard d’engagement des fessiers ou une instabilité du pied orientent déjà la contrainte. La douleur n’apparaît pas par hasard, elle est la conséquence logique d’un schéma répété.

Au squat, un genou qui rentre vers l’intérieur n’est pas simplement un défaut technique visible. Il reflète souvent un déséquilibre musculaire : dominance des adducteurs, inhibition des rotateurs externes, déficit de contrôle de hanche ou mobilité limitée de cheville. Corriger uniquement la forme du mouvement sans corriger l’organisation musculaire ne suffit pas.

Pourquoi la douleur persiste ?

Un muscle dominant reste dominant si rien ne change. Un muscle inhibé reste insuffisamment recruté. Le système nerveux renforce les schémas qu’il utilise le plus souvent. Ce mécanisme entretient la surcharge, favorise l’inflammation et peut conduire à une douleur chronique du genou.

Traiter uniquement l’inflammation ou mettre le genou au repos peut soulager temporairement, mais ne modifie pas l’organisation musculaire responsable de la surcharge.

Prise en charge ostéopathique de la douleur de genou

Mon approche consiste à analyser l’organisation biomécanique globale plutôt que de me limiter à la zone douloureuse. L’objectif est d’identifier :

  • le muscle ou le groupe musculaire dominant

  • le muscle insuffisamment recruté

  • le déséquilibre agoniste/antagoniste

  • les pertes de mobilité associées

  • le schéma de pré-activation qui oriente le mouvement

La prise en charge vise à rééquilibrer les tensions musculaires, restaurer le contrôle actif et améliorer la qualité du mouvement dès son initiation. L’objectif n’est pas simplement de soulager la douleur, mais de modifier l’influence musculaire qui l’impose au genou.

Comme pour une lombalgie ou une tendinopathie, la douleur de genou est souvent la conséquence d’une mauvaise répartition des contraintes.

Quand consulter pour une douleur de genou ?

Une consultation est indiquée en cas de :

  • douleur de genou à la course

  • douleur en descente ou montée d’escaliers

  • douleur au squat ou en musculation

  • douleur persistante malgré le repos

  • douleur qui revient régulièrement au même endroit

Plus l’analyse est réalisée tôt, plus il est possible d’éviter l’installation d’un schéma chronique.

Conclusion

Le genou est rarement le coupable. Il est influencé par une organisation musculaire dominante et par des déséquilibres biomécaniques plus larges. Comprendre et corriger cette influence musculaire permet de traiter la cause réelle de la douleur de genou et d’éviter les récidives.

Soulager est utile.
Corriger l’organisation musculaire est essentiel.

FAQ – Douleur de genou

Pourquoi ai-je mal au genou sans avoir eu de traumatisme ?

Une douleur de genou sans choc ni chute est très fréquente. Dans la majorité des cas, il ne s’agit pas d’un problème structurel grave mais d’une surcharge progressive liée à un déséquilibre musculaire. Lorsque certains muscles deviennent dominants et que leurs antagonistes sont insuffisamment recrutés, l’axe du genou se modifie. La contrainte est alors mal répartie et la douleur apparaît progressivement. Le genou souffre souvent d’une mauvaise organisation mécanique plutôt que d’une lésion brutale.

Pourquoi la douleur de genou revient-elle malgré le repos ?

Le repos peut diminuer l’inflammation, mais il ne corrige pas le schéma musculaire dominant. Si la cause est un déséquilibre entre quadriceps et ischio-jambiers, une mauvaise stabilité de hanche ou un manque de mobilité de cheville, la contrainte réapparaît dès la reprise d’activité. Tant que l’organisation musculaire n’est pas rééquilibrée, la douleur peut revenir au même endroit.

Quelles sont les causes d’une tendinite rotulienne ?

La tendinite rotulienne est rarement liée à un tendon fragile. Elle est généralement provoquée par une surcharge répétée. Cette surcharge provient souvent d’une dominance excessive du quadriceps, d’un déficit d’activation des ischio-jambiers ou des fessiers, ou d’un défaut de mobilité de cheville. Le tendon subit alors une traction répétée mal répartie. La vraie question n’est pas seulement “comment calmer le tendon ?” mais “pourquoi subit-il cette contrainte excessive ?”.

Pourquoi ai-je mal au genou en descente d’escaliers ?

La descente d’escaliers augmente les contraintes fémoro-patellaires. Si le quadriceps est dominant ou si la rotule est mal centrée en raison d’un déséquilibre musculaire, la compression augmente et la douleur apparaît. Un manque de contrôle de hanche ou une faiblesse des fessiers peuvent également accentuer cette contrainte.

Pourquoi mon genou rentre vers l’intérieur au squat ?

Un genou qui rentre vers l’intérieur (valgus dynamique) est souvent lié à un défaut de contrôle de hanche. Les muscles rotateurs externes et les fessiers peuvent être insuffisamment actifs, tandis que les adducteurs dominent. Une mobilité limitée de cheville peut également accentuer ce phénomène. Le genou suit simplement l’orientation imposée par le fémur et le bassin.

La douleur de genou à la course vient-elle des chaussures ?

Les chaussures peuvent influencer la mécanique, mais elles sont rarement la cause principale. Une douleur de genou à la course est souvent liée à un schéma de pré-activation musculaire dominant : quadriceps sur-sollicité, fessiers insuffisamment engagés, instabilité du pied ou manque de mobilité de cheville. Ce schéma répété sur des milliers de pas crée une surcharge progressive.

Une IRM normale signifie-t-elle que tout va bien ?

Une imagerie normale n’exclut pas un problème biomécanique. De nombreuses douleurs de genou sont fonctionnelles, liées à la répartition des contraintes et non à une lésion visible. Une analyse de l’équilibre musculaire et du mouvement est alors plus pertinente qu’une simple lecture d’imagerie.

Faut-il arrêter le sport en cas de douleur de genou ?

Pas systématiquement. Dans certains cas, une adaptation de la charge est préférable à un arrêt complet. L’objectif est de comprendre la cause mécanique, de corriger les déséquilibres musculaires et d’adapter temporairement l’intensité. Un arrêt sans correction peut retarder la reprise durable.

Une ancienne entorse de cheville peut-elle provoquer une douleur de genou ?

Oui. Une entorse mal récupérée peut modifier la mobilité de la cheville et la progression du tibia. Cette modification change l’axe du membre inférieur et augmente les contraintes au niveau du genou. Une analyse globale permet d’identifier ce type de compensation.

L’ostéopathie peut-elle aider une douleur de genou chronique ?

Oui, lorsque la douleur est liée à un déséquilibre biomécanique. L’objectif n’est pas seulement de soulager la zone douloureuse, mais d’identifier les muscles dominants, les muscles inhibés, les pertes de mobilité et le schéma moteur responsable de la surcharge. En modifiant l’organisation musculaire, il est possible de réduire durablement les contraintes sur le genou.

Quand consulter pour une douleur de genou ?

Il est recommandé de consulter en cas de :

  • douleur persistante à la course

  • douleur au squat ou en musculation

  • douleur en descente d’escaliers

  • douleur récurrente au même endroit

  • sensation d’instabilité

  • douleur qui revient après chaque reprise de sport

Une prise en charge précoce permet d’éviter l’installation d’un schéma chronique.

Ostéopathe pour douleur de genou à Chelles, Villeparisis et Claye-Souilly

Si vous souffrez d’une douleur de genou à la course, au sport ou dans votre quotidien et que vous êtes situé à Chelles, Villeparisis, Claye-Souilly ou dans les communes alentours, une analyse biomécanique complète peut permettre d’identifier l’origine réelle de la surcharge.

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Horaire de consultation à Le Pin :

Lundi : 9h00 -13h00 / 14h30 - 19H30

Mardi :  9h00 -13h00 / 14h30 - 19H30

Mercredi : 9h00 -13h00 / 14h00 - 18H00

Jeudi : 13h00 - 16h00

Vendredi : 9h00 - 13h00 / 14h00 - 19h00

Tel : 06.36.47.63.60

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