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Cervicalgie : comprendre la vraie cause de vos douleurs cervicales

La cervicalgie, autrement dit la douleur au niveau du cou et de la nuque, est devenue extrêmement fréquente.

Travail sur écran, posture prolongée, stress, troubles digestifs, déséquilibres d’épaule…
Le cou est aujourd’hui l’une des zones les plus sollicitées du corps.

Mais une question essentielle se pose :

La douleur cervicale vient-elle vraiment du cou ?

Dans la majorité des cas, non.

 

Anatomie cervicale : une zone très mobile donc vulnérable

La région cervicale (C1 à C7) est la partie la plus mobile de la colonne vertébrale.

Elle permet :

  • la rotation de la tête

  • la flexion et l’extension

  • l’inclinaison latérale

  • l’adaptation permanente du regard

Mais plus une articulation est mobile, plus elle dépend de ses muscles pour sa stabilité.

Les cervicales reposent sur un équilibre très fin entre :

  • muscles profonds stabilisateurs (sous-occipitaux, long du cou, scalènes)

  • muscles superficiels moteurs (trapèze supérieur, sterno-cléido-mastoïdien, élévateur de la scapula)

Lorsque cet équilibre est perturbé, la douleur apparaît.

 

Le cou compense plus qu’il ne crée

La cervicalgie est rarement un problème purement local.

Le cou est un carrefour mécanique entre :

  • le crâne

  • les épaules

  • le thorax

  • le diaphragme

  • le bassin

Une épaule mal positionnée, une omoplate figée ou un bassin déséquilibré modifient immédiatement la posture cervicale.

Par exemple :

  • Épaule en rotation interne → traction excessive sur le trapèze → douleur cervicale haute

  • Omoplate fixée vers l’avant → élévateur de la scapula sursollicité → contracture chronique

  • Bassin en rétroversion → dos voûté → tête projetée en avant → surcharge des muscles cervicaux

La colonne ne crée pas le déséquilibre.
Elle le gère.

 

Cervicalgie et posture : la tête en avant

Le crâne pèse environ 4 à 5 kg.

Lorsqu’il est aligné correctement au-dessus du tronc, la charge est minimale.
Mais dès que la tête est projetée vers l’avant (ordinateur, téléphone, conduite), la pression exercée sur les cervicales peut atteindre 15 à 20 kg.

Cette surcharge entraîne :

  • fatigue musculaire

  • contractures chroniques

  • perte de mobilité

  • douleurs cervicales persistantes

Ce n’est pas une faiblesse musculaire.
C’est une surcharge prolongée.

 

Douleur cervicale irradiant dans le bras : est-ce une névralgie ?

Beaucoup de patients consultent pour :

  • douleur cervicale avec irradiation dans l’épaule

  • douleur descendant dans le bras

  • sensation de tension jusqu’à la main

Ces douleurs sont souvent étiquetées “névralgie cervico-brachiale”.

Pourtant, une véritable atteinte nerveuse est rare.

Une vraie douleur neurologique s’accompagne de :

  • perte de force musculaire objectivable

  • diminution des réflexes

  • engourdissement franc et localisé

  • douleur électrique suivant précisément un trajet nerveux

Dans la majorité des cas, la douleur irradiée est mécanique.

Elle peut être liée à :

  • un trapèze sursollicité

  • un petit pectoral raccourci

  • une clavicule peu mobile

  • une omoplate mal positionnée

  • une perte de mobilité thoracique

La douleur suit souvent un muscle, pas un nerf.

 

L’épaule : le vrai point de départ fréquent

L’articulation de l’épaule possède plus d’amplitude que la colonne cervicale.

Si l’épaule fonctionne mal :

  • le trapèze compense

  • les muscles cervicaux se crispent

  • la douleur apparaît dans la nuque

Une omoplate qui ne coulisse pas correctement perturbe tout l’équilibre cervico-scapulaire.

Dans ces cas, masser le cou ne règle rien.
Il faut traiter la cause scapulaire ou thoracique.

 

Faut-il étirer les muscles du cou ?

Pas systématiquement.

Étendre un muscle qui stabilise une articulation peut aggraver l’instabilité.

Par exemple :

  • étirer excessivement le trapèze supérieur peut accentuer la projection de la tête en avant

  • étirer les scalènes sans corriger la respiration peut majorer la tension

Le problème n’est pas toujours un muscle “trop court”.
Il est souvent un muscle trop sollicité pour compenser un déséquilibre ailleurs.

 

Cervicalgie et respiration

Le diaphragme joue un rôle majeur dans la posture.

Si la respiration est haute et bloquée (stress, posture assise), les scalènes et les muscles cervicaux prennent le relais.

Conséquence :

  • tension diffuse dans la nuque

  • douleurs cervicales chroniques

  • sensation d’oppression

  • fatigue posturale

Traiter la cervicalgie peut donc nécessiter de rééquilibrer la respiration.

 

Douleurs cervicales et digestion : un lien méconnu

Certaines cervicalgies, notamment à gauche, peuvent être influencées par des tensions digestives.

L’œsophage et l’estomac sont reliés au diaphragme et aux fascias thoraciques.

En cas de reflux gastrique, d’inflammation ou de tension viscérale :

  • le diaphragme se fige

  • le thorax perd de sa mobilité

  • les cervicales compensent

Le nerf phrénique (C3-C5), qui innerve le diaphragme, peut projeter une douleur vers l’épaule gauche.

Ce n’est pas une névralgie.
C’est une projection réflexe.

Le cou souffre, mais il n’est pas la cause primaire.

 

Pourquoi les douleurs cervicales deviennent chroniques ?

La chronicité apparaît lorsque :

  • la contrainte posturale persiste

  • la compensation musculaire devient permanente

  • la mobilité thoracique ou scapulaire n’est pas restaurée

  • la respiration reste inefficace

  • le stress maintient une tension élevée

Le corps s’adapte longtemps.
Puis il ne tolère plus.

 

Mon approche ostéopathique de la cervicalgie

En consultation pour cervicalgie, je ne me limite pas au cou.

J’analyse :

  • la posture globale

  • la mobilité des épaules et des omoplates

  • la respiration diaphragmatique

  • l’équilibre thoracique

  • les éventuelles tensions viscérales

  • le bassin et la chaîne postérieure

L’objectif n’est pas de “débloquer une vertèbre”.

L’objectif est de :

  1. Identifier la contrainte primaire

  2. Corriger le déséquilibre mécanique

  3. Redonner au cou son rôle normal sans compensation excessive

Lorsque la cause est traitée, la douleur diminue naturellement.

 

Quand consulter pour une cervicalgie ?

Il est conseillé de consulter un ostéopathe en cas de :

  • douleurs cervicales persistantes

  • tensions chroniques dans la nuque

  • irradiations dans l’épaule ou le bras sans déficit neurologique

  • migraines associées à des tensions cervicales

  • douleurs cervicales liées au travail sur écran

  • cervicalgies associées à des troubles digestifs ou au stress

 

Conclusion

La cervicalgie n’est pas toujours un problème de cou.

Elle est souvent la conséquence :

  • d’un déséquilibre d’épaule

  • d’une mauvaise posture

  • d’une respiration inefficace

  • d’une tension viscérale

  • d’une compensation globale

Soulager, c’est bien.
Comprendre et corriger la cause, c’est mieux.

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