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Motifs de consultation en ostéopathie

L’ostéopathie peut être indiquée dans de nombreuses situations, qu’il s’agisse de douleurs aiguës, chroniques ou récidivantes, mais aussi de troubles apparaissant à l’effort ou lors de la pratique sportive. Ces douleurs ne sont pas toujours liées à une lésion isolée : elles sont souvent la conséquence de déséquilibres mécaniques, de contraintes répétées ou d’adaptations du corps à son environnement et à ses habitudes.

L’objectif de la prise en charge ostéopathique est alors de comprendre le fonctionnement global du corps, d’identifier les zones de surcharge ou de compensation, et d’agir sur les causes fonctionnelles pouvant entretenir la douleur. Cette page vous permet d’identifier les principaux motifs de consultation et de vous orienter vers la prise en charge la plus adaptée à votre situation.

Douleurs de la colonne vertébrale : cervicales, dorsales et lombaires

Les douleurs de la colonne vertébrale — cervicales, dorsales ou lombaires — sont aujourd’hui extrêmement fréquentes.

Pourtant, elles sont encore trop souvent mal interprétées. Il existe une tendance à superposer systématiquement la douleur ressentie par le patient à ce que montre l’imagerie médicale, comme si l’image expliquait à elle seule la douleur. Or, cette association reste le plus souvent hypothétique. Ce que l’on observe à l’imagerie peut tout à fait être la conséquence d’une situation que le corps subit depuis longtemps, et non la cause directe de la douleur.

Le corps humain est une véritable machine d’adaptation, un génie de conception capable de s’ajuster en permanence aux contraintes qu’il rencontre. Lorsqu’un déséquilibre s’installe, le corps compense, répartit les charges, modifie les sollicitations. La douleur apparaît alors comme un signal d’alerte, l’expression d’une surcharge ou d’une adaptation devenue insuffisante, mais en aucun cas comme un diagnostic en soi. En dehors d’un traumatisme clairement identifié, relier systématiquement la douleur à ce que l’on voit sur une image peut être trompeur.

Les situations de la vie quotidienne jouent également un rôle majeur. Le corps encaisse davantage dans les zones les plus sollicitées et s’adapte dans celles qui le sont moins, en fonction des efforts, des mouvements et des habitudes imposées par le quotidien.

Avec le temps, ces adaptations peuvent devenir sources de contraintes excessives et participer à l’apparition de douleurs rachidiennes.

Douleurs des membres supérieurs et inférieurs

Les douleurs des membres supérieurs et inférieurs — épaule, coude, hanche, genou, cheville — constituent aujourd’hui le nerf de la guerre pour une grande partie des patients. Ce sont aussi, très souvent, des douleurs mal comprises.

Elles finissent alors dans une errance médicale, avec une succession d’examens, de traitements symptomatiques, parfois d’infiltrations, et dans les cas les plus extrêmes, par une solution chirurgicale ou prothétique, sans que la logique fonctionnelle globale n’ait réellement été interrogée.

Ces douleurs ne doivent pas être considérées uniquement comme des atteintes locales, mais comme des incapacités pour une structure donnée à répondre correctement aux contraintes qui lui sont imposées. Autrement dit, une articulation ou un muscle devient douloureux lorsqu’il n’est plus en mesure d’assurer le fonctionnement qui lui est demandé, en fonction du contexte de vie du patient.

L’analyse repose alors sur une lecture biomécanique fine : habitudes quotidiennes, pratique sportive, gestes répétés, volumes d’effort, amplitudes réellement utilisées. L’objectif est d’identifier les articulations et les groupes musculaires les plus sollicités, ceux qui compensent, et ceux qui s’adaptent insuffisamment. Cette analyse permet de construire une véritable cartographie fonctionnelle du patient, une vision en trois dimensions du mouvement et des contraintes, afin de comprendre comment le corps s’est organisé face à ces exigences.

C’est cette approche, fondée exclusivement sur l’anatomie et la biomécanique, qui permet dans la majorité des cas de soulager durablement les motifs de consultation liés aux douleurs des membres. Et lorsque la situation dépasse ce cadre, le travail consiste alors à affiner la compréhension du problème afin d’orienter le patient vers le professionnel de santé le plus adapté. Dans la grande majorité des cas, une compréhension biomécanique précise permet néanmoins de dégager une solution fonctionnelle.

 

C’est en tout cas le constat issu de plus de sept années de pratique et de plusieurs milliers de consultations réalisées.

Douleurs chroniques et récidivantes

Les douleurs chroniques et récidivantes représentent aujourd’hui une situation particulièrement délicate, et reflètent en grande partie les limites du modèle médical actuel. Elles concernent des patients dont la douleur s’installe dans le temps, persiste malgré les traitements, et finit souvent par s’accompagner d’une véritable errance médicale.

La fibromyalgie en est un exemple emblématique. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), elle se caractérise par des douleurs diffuses et persistantes, associées à une altération de la capacité du corps à réguler la douleur et l’inflammation.

Pourtant, l’inflammation observée dans ces situations ne disparaît généralement pas tant que la cause qui l’entretient reste présente. La question centrale devient alors : pourquoi avoir construit une prise en charge centrée quasi exclusivement sur le traitement du symptôme, sans laisser de place réelle à la recherche d’une cause mécanique sous-jacente ?

En France, l’approche biomécanique reste encore insuffisamment développée, ce qui conduit à valider des stratégies thérapeutiques principalement sur des protocoles standardisés, sans nécessairement interroger l’existence d’un axe mécanique défaillant à l’origine de la douleur.

Les douleurs chroniques peuvent ainsi être comprises comme le fruit d’une succession d’adaptations du corps face à des contraintes persistantes non résolues. Si l’on considère le corps comme une unité intelligente, capable de s’adapter pour continuer à fonctionner, la douleur cesse d’être une tare ou une fatalité : elle devient une information.

Un signal indiquant qu’une contrainte dépasse les capacités d’adaptation du système. Cette lecture ouvre alors la possibilité de rechercher une cause mécanique, sans nier pour autant les dimensions métaboliques ou physiologiques qui en découlent.

La biomécanique n’exclut pas ces réponses, elle les explique. Toute contrainte mécanique prolongée entraîne nécessairement une réponse inflammatoire, métabolique et tissulaire. L’arthrose en est un exemple particulièrement parlant : elle n’est pas une pathologie apparue spontanément, mais une réponse adaptative de l’os et de l’articulation à une situation mécanique qu’ils ne peuvent plus supporter.

Pourtant, elle est encore trop souvent abordée uniquement comme une cause pathologique à traiter, plutôt que comme la conséquence d’un déséquilibre mécanique à comprendre.

Aborder les douleurs chroniques sous cet angle permet de sortir d’une logique exclusivement symptomatique et d’envisager une prise en charge orientée vers la compréhension des contraintes, des adaptations et des capacités réelles du corps à y répondre.

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Lundi : 9h00 -13h00 / 14h30 - 19H30

Mardi :  9h00 -13h00 / 14h30 - 19H30

Mercredi : 9h00 -13h00 / 14h00 - 18H00

Jeudi : 13h00 - 16h00

Vendredi : 9h00 - 13h00 / 14h00 - 19h00

Tel : 06.36.47.63.60

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