Dos et bras
Atlas anatomique · Fiche muscle
Grand dorsal
Latissimus dorsi
Un large muscle du dos qui converge vers le bras et relie ainsi les mouvements de l’épaule à ceux du tronc et du bassin.
Le principe qui relie toute la fiche
« La structure gouverne la fonction, et la fonction induit la structure. »Principe attribué à Andrew Taylor Still
Les attaches et l’orientation d’un muscle expliquent les forces qu’il peut transmettre. Sa contribution dépend de la position, du but du geste et des autres structures mobilisées. Une adaptation peut rester efficace et indolore ; la douleur peut aussi modifier l’organisation du geste. L’examen confronte ces possibilités à la personne, sans déduire une cause du seul nom du muscle.
- Attaches
- Forces possibles
- Rôle dans la tâche
- Interactions
- Observations à vérifier
Le grand dorsal forme une large nappe musculaire sur la partie inférieure et latérale du dos. Ses fibres convergent vers l’humérus, ce qui lui permet d’agir sur le bras tout en reliant ce mouvement au tronc.
Il est particulièrement connu pour son rôle dans les tractions, mais il intervient aussi lors des appuis et dans certains mouvements où le bras sert de point fixe.
Où se trouve-t-il ?
Ses attaches s’étendent sur le rachis thoracique inférieur, le fascia thoracolombaire, la crête iliaque et plusieurs côtes. Toutes ces fibres se dirigent vers un tendon qui s’insère sur la gouttière intertuberculaire de l’humérus.
Cette organisation relie une vaste zone du tronc à un point relativement étroit sur le bras.
Fonctions et mouvements
Lorsque le tronc reste stable, le grand dorsal étend le bras, le rapproche du corps et le tourne vers l’intérieur. Lorsque la main est fixée, il peut contribuer à déplacer ou soulever le tronc vers le bras.
- Tirer une charge vers soi.
- Grimper ou réaliser une traction.
- Prendre appui sur des accoudoirs pour se soulever.
Comment sa position explique son rôle
La convergence de ses fibres lui permet de transmettre une force issue du tronc et du bassin vers l’humérus. La direction réelle de cette force change avec la position du bras et l’orientation du thorax.
Il coopère souvent avec le grand rond, le grand pectoral, les muscles de la coiffe et les stabilisateurs de l’omoplate.
Ce qui peut modifier son fonctionnement
La mobilité de l’épaule et du thorax, la position du bassin, la force de préhension, le type de prise et la charge modifient la façon dont il participe au geste.
Une limitation d’une autre zone peut l’amener à travailler dans une position ou avec une intensité différente.
Ce que ce muscle peut influencer
Le grand dorsal relie le bassin, le fascia thoracolombaire et les côtes à l’humérus. Son action rapproche et tourne le bras vers l’intérieur tout en transmettant des forces entre le membre supérieur et le tronc. Si cette action devient dominante, les rotateurs externes de l’épaule, la coiffe, les stabilisateurs de la scapula et les muscles du tronc doivent adapter leur travail pour permettre l’élévation, le freinage et la transmission de la force.
La participation du tronc et de l’omoplate pendant une traction peut être efficace. L’amplitude utile, la force et la possibilité de varier le geste comptent davantage qu’une quantité idéale de mouvement attribuée au bras seul.
Et s’il n’était pas le point de départ ?
Le grand dorsal peut lui-même devenir adaptatif. Une élévation d’épaule moins disponible, un thorax qui s’étend moins, une scapula qui s’oriente différemment ou un transfert bassin-tronc moins efficace peuvent lui demander de stabiliser, tirer ou freiner dans une longueur inhabituelle. Son vaste trajet explique pourquoi une modification éloignée de son tendon huméral peut changer ses conditions de travail.
Une gêne du flanc, du dos, de l’aisselle ou de l’épaule doit donc être confrontée au geste complet. La charge locale reste une possibilité, mais elle ne permet pas de savoir si le grand dorsal a initié l’organisation ou s’il s’y adapte.
Le grand dorsal peut transmettre une organisation du tronc vers le bras, ou devenir le relais adaptatif d’une modification de l’épaule, de la scapula ou du bassin.
Sports et gestes où il est sollicité
Il intervient en escalade, natation, aviron, musculation, gymnastique et dans les sports de lancer. Selon l’activité, il peut produire une traction, freiner le bras ou stabiliser le lien entre le membre supérieur et le tronc.
La répétition, la vitesse, la charge et la récupération déterminent la demande réelle imposée au muscle.
Repères éditoriaux
Sources anatomiques
Le grand dorsal peut être sollicité dans de nombreux gestes, mais une douleur du dos ou de l’épaule ne prouve pas qu’il en est la cause.