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Douleurs chroniques : comprendre ce qui entretient la douleur

La douleur chronique n’est pas “une douleur plus forte”. C’est une douleur qui dure et qui finit souvent par changer les règles du jeu : sommeil, stress, mouvement, charge, récupération, croyances, examens médicaux… Tout devient plus sensible.


Le piège : traiter uniquement le symptôme sans chercher ce qui entretient la douleur au quotidien.

Douleur chronique : définition simple

On parle de douleur chronique quand la douleur persiste et s’installe dans le temps (souvent au-delà de quelques semaines/mois), parfois même quand la cause initiale n’explique plus tout.
Elle peut venir d’un problème mécanique, d’une irritation nerveuse, d’un tissu sensibilisé… mais aussi d’un système nerveux devenu hyper-vigilant.

À retenir

👉 La chronicité ne prouve pas une lésion grave. Elle prouve surtout que le système “douleur” s’est organisé pour rester allumé.

Pourquoi la douleur persiste malgré les traitements ?

Une douleur chronique ne dure pas par hasard.
Si elle s’installe, c’est qu’un ou plusieurs mécanismes continuent d’entretenir l’irritation ou la sensibilisation.

Voici les causes les plus fréquentes observées en cabinet :

1️⃣ La charge mal dosée (trop ou pas assez)

Un tissu (muscle, tendon, articulation, disque, nerf) s’adapte à la charge qu’on lui impose.

Trop peu de mouvement → perte de tolérance → douleur au moindre effort

Trop de charge répétée → micro-irritations permanentes

Charge irrégulière → inflammation entretenue

La chronicité vient souvent d’une mauvaise progressivité, pas d’une “lésion incurable”.

2️⃣ La peur du mouvement (kinésiophobie)

Après un épisode aigu (lumbago, torticolis, sciatique), beaucoup évitent certains gestes.
Résultat :

  • perte de mobilité

  • perte de force

  • perte de coordination

  • hypersensibilisation locale

Moins on bouge, plus le système nerveux interprète le mouvement comme une menace.

3️⃣ Le stress physiologique

Attention : on ne parle pas de “douleur psychologique”.

Le stress chronique modifie :

  • le tonus musculaire

  • la respiration

  • la qualité du sommeil

  • la récupération tissulaire

  • la perception de la douleur

Un organisme en état d’alerte permanent entretient plus facilement une douleur persistante.

4️⃣ Les erreurs d’interprétation des examens

IRM, scanner, radiographie :
Ils décrivent une image. Ils ne décrètent pas la cause.

On retrouve des hernies, protrusions, arthrose, dégénérescences… chez des personnes sans douleur.

👉 Une image ne devient pathologique que si elle correspond aux symptômes cliniques.

Sinon, elle peut entretenir la peur… et donc la chronicité.

5️⃣ L’absence de stratégie structurée

Beaucoup alternent :

Repos total → reprise brutale → aggravation → repos total

Sans progression mesurée, la douleur reste.

La douleur chronique n’a pas besoin de “plus de force”.
Elle a besoin de cohérence et de progressivité.

Quand le système d’alarme devient trop sensible

La douleur est un système de protection.

Dans la douleur chronique, le système peut devenir plus réactif.

On parle de :

  • hypersensibilisation locale

  • sensibilisation périphérique

  • parfois sensibilisation centrale

Cela signifie que :

  • un stimulus léger déclenche une douleur disproportionnée

  • la zone reste sensible plus longtemps

  • la récupération est plus lente

Mais cela ne veut pas dire que la structure est gravement lésée.

C’est une différence majeure.

👉 Douleur chronique ≠ destruction permanente
👉 Douleur chronique = système de protection déréglé

Pourquoi c’est important de comprendre ça ?

Parce que si on traite uniquement la “structure”, sans travailler :

  • la progressivité

  • la mobilité contrôlée

  • la respiration

  • la tolérance à la charge

On laisse le système nerveux en mode hyper-alerte.

Et la douleur continue.

Ma logique de prise en charge

Je ne traite pas uniquement “l’endroit qui fait mal”.

Je cherche :

1️⃣ Ce qui surcharge la zone
2️⃣ Ce qui compense ailleurs
3️⃣ Ce qui entretient l’irritation

Étape 1 : Analyse mécanique

  • mobilité articulaire

  • coordination

  • schémas de mouvement

  • zones de restriction

  • adaptation sportive ou professionnelle

Objectif : identifier la contrainte réelle.

Étape 2 : Recalibrage

Par techniques manuelles ciblées, on agit sur :

  • la mobilité

  • la modulation neuro-fasciale

  • la vascularisation locale

  • la diminution de la tension réflexe

Le but n’est pas “craquer”.
Le but est de redonner une marge de manœuvre au système.

Étape 3 : Adaptation progressive

On remet de la charge.

Mais intelligemment.

  • progression graduelle

  • mouvements tolérés

  • récupération surveillée

  • réintégration sportive ou professionnelle

C’est là que la chronicité se déconstruit.

Ce que je ne fais pas

  • Je ne promets pas de miracle.

  • Je ne m’arrête pas à une IRM.

  • Je ne traite pas un compte-rendu.

  • Je traite un patient avec un contexte.

Quand consulter en priorité (signaux d’alerte)

Consulte rapidement (médecin/urgence) si tu as :

  • fièvre, perte de poids inexpliquée, douleur nocturne non mécanique

  • perte de force brutale, trouble de la marche, engourdissement progressif

  • troubles urinaires/selles, anesthésie “en selle”

  • douleur après trauma important

  • douleur thoracique, essoufflement, malaise

IRM / radio : utile, mais pas un verdict

Un compte-rendu d’imagerie décrit une image. Il ne “prouve” pas automatiquement l’origine de ta douleur.
Le plus important : confronter l’imagerie à l’examen clinique et aux symptômes (ce que tu ressens, quand, comment, ce qui aggrave/soulage).

Douleur chronique : les motifs les plus fréquents

La chronicité peut toucher plusieurs régions du corps.

Lombalgie chronique

Une douleur lombaire persistante est souvent liée à :

  • surcharge répétée

  • perte de mobilité

  • stratégie de protection excessive

  • manque de progressivité sportive

👉 Voir la page Lombalgie

Cervicalgie chronique

Douleurs cervicales persistantes associées à :

  • travail sur écran

  • tension posturale

  • stress

  • mauvaise récupération

👉 Voir la page Cervicalgie

Douleur d’épaule persistante

Souvent confondue avec une “lésion de la coiffe” isolée.

Mais l’épaule dépend :

  • de la scapula

  • de la mobilité thoracique

  • du contrôle moteur

👉 Voir la page Douleur d’épaule

Tendinopathie chronique

Une tendinopathie qui dure n’est pas une inflammation permanente.

C’est souvent un problème de :

  • charge mal adaptée

  • absence de progressivité

  • reprise trop rapide

👉 Voir la page Tendinopathie

Névralgies persistantes

Sciatique, cruralgie, névralgie cervico-brachiale.

  • La compression pure est rare.

  • La majorité des cas relève d’une irritation mécanique réversible.

👉 Voir la page Névralgie

Besoin d’un tri clair et d’une stratégie ?

Si ta douleur dure, l’objectif n’est pas “de tout arrêter”, ni de “forcer”. C’est de comprendre ce qui entretient la douleur et de reconstruire une tolérance progressive.


📍 Cabinet à Le Pin / Courtry, et alentours (Chelles, Villeparisis, Claye-Souilly).

FAQ Douleur chronique

À partir de quand parle-t-on de douleur chronique ?

On parle généralement de douleur chronique lorsqu’une douleur persiste au-delà de plusieurs semaines ou mois et qu’elle impacte la vie quotidienne (sommeil, travail, sport, concentration).

Mais le critère le plus important n’est pas uniquement la durée : c’est le fait que la douleur ne suive plus une logique de guérison simple et qu’elle revienne malgré le repos ou les traitements ponctuels.

Une douleur chronique signifie-t-elle qu’il y a une lésion grave ?

Non.

La durée d’une douleur ne prouve pas la gravité d’une lésion.
De nombreuses douleurs chroniques sont liées à :

  • une mauvaise adaptation à la charge

  • une perte de mobilité

  • une hypersensibilisation du système nerveux

  • une récupération insuffisante

Une hernie discale, une arthrose ou une tendinopathie visibles à l’IRM ne signifient pas forcément que la structure est gravement atteinte.

La corrélation entre imagerie et douleur est variable.

Pourquoi ai-je mal alors que mon IRM est “normale” ?

Parce que la douleur ne dépend pas uniquement de ce que l’on voit à l’imagerie.

Une douleur peut être liée à :

  • une surcharge mécanique

  • une perte de coordination

  • une hypersensibilité locale

  • un déséquilibre fonctionnel

L’IRM décrit une image.
Elle ne mesure pas la tolérance à la charge ni la sensibilité nerveuse.

Est-ce que la douleur chronique est “dans la tête” ?

Non.

La douleur chronique est réelle.

Ce qui peut évoluer, c’est la sensibilité du système nerveux : il peut devenir plus réactif, comme une alarme réglée trop fort.

Cela ne signifie pas que la douleur est imaginaire.
Cela signifie que le système de protection s’est déréglé.

Est-ce que le repos total est la solution quand la douleur dure ?

Rarement sur le long terme.

Le repos peut soulager temporairement, mais s’il est prolongé :

  • la force diminue

  • la mobilité diminue

  • la tolérance à l’effort diminue

La plupart des douleurs chroniques nécessitent une reprise progressive du mouvement, adaptée au niveau de tolérance.

Peut-on faire du sport avec une douleur chronique ?

Oui, dans la majorité des cas.

L’objectif n’est pas d’arrêter totalement l’activité, mais d’adapter :

  • l’intensité

  • la fréquence

  • la progressivité

  • la récupération

Un arrêt complet prolongé entretient souvent la perte de tolérance.

Une reprise encadrée permet au contraire d’améliorer la situation.

Une douleur chronique est-elle forcément inflammatoire ?

Non.

Certaines douleurs ont une composante inflammatoire, mais beaucoup de douleurs chroniques sont liées à :

  • une surcharge mécanique

  • une irritation tissulaire persistante

  • une mauvaise adaptation à l’effort

L’inflammation n’est pas toujours le mécanisme principal.

Pourquoi ma douleur revient-elle toujours au même endroit ?

Parce que la cause entretenue n’a pas été modifiée.

Si le mouvement, la posture, la charge ou l’organisation de l’effort restent identiques, la contrainte revient.

La douleur chronique est souvent le résultat d’une adaptation non corrigée.

Les antidouleurs sont-ils suffisants pour traiter une douleur chronique ?

Ils peuvent réduire le symptôme.

Mais ils ne modifient pas :

  • la tolérance mécanique

  • la coordination

  • la stratégie de mouvement

  • la charge appliquée

Sans correction du terrain, la douleur peut réapparaître.

Comment savoir si ma douleur chronique est mécanique ou autre chose ?

Certaines caractéristiques orientent vers une origine mécanique :

  • douleur augmentée par certains mouvements

  • douleur reproduite à la palpation ou à l’effort

  • amélioration avec le mouvement adapté

  • fluctuation selon la charge

À l’inverse, une douleur associée à :

  • fièvre

  • perte de poids inexpliquée

  • douleur constante non modulée par le mouvement

  • déficit neurologique important

nécessite un avis médical rapide.

Est-ce qu’une douleur chronique peut vraiment s’améliorer ?

Oui.

La chronicité ne signifie pas irréversibilité.

Avec :

  • une analyse précise

  • une adaptation progressive

  • une amélioration de la récupération

  • une meilleure gestion de la charge

de nombreuses douleurs persistantes peuvent diminuer significativement.

Combien de temps faut-il pour améliorer une douleur chronique ?

Il n’y a pas de délai universel.

Cela dépend :

  • de la durée d’évolution

  • du niveau d’activité

  • du terrain

  • de la régularité dans la stratégie mise en place

En général, on observe des améliorations progressives lorsque la charge est ajustée correctement et que la stratégie est cohérente.

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